Rentrée des classes : Le concept « ubi tey, jàng tey » mis à très rude épreuve par…

« Les élèves retrouvent le chemin du l’école ce jeudi 03 octobre. Dans certains établissements scolaires, à l’instar des Cem et des Lycées, les inscriptions ont déjà commencé et les derniers réglages pour un bon démarrage des cours sont en train d’être élaborés. Dans d’autres écoles, les Académies souffriront de leurs incapacités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour un démarrage effectif des cours. Une rentrée entachée de difficultés liées, entre autres manquements, à un manque d’enseignants au niveau de l’élémentaire, aux conditions de fonctionnalité de certaines écoles ayant subi de plein fouet les effets des pluies et risquent d’accuser un retard dans l’ouverture de classes qui risque de se dérouler dans des conditions difficiles. Dès lors, le concept Ubi Tey, Jàng Tey sera mis à rude épreuve », lit-on dans Le Témoin.
Le journal d’écrire : « Le concept Ubi Tey, Jàng Tey pourrait même se réduire à sa plus simple expression comme celui tant galvaudé d’un Sénégal Émergent. Un slogan, rien qu’un slogan, comme nous y a habitués le régime en place depuis sept ans. D’ailleurs, cette idée qui voudrait que les apprenants se mettent immédiatement au travail le jour de l’ouverture des classes n’a jamais été appliquée. C’est même utopique de la voir se réaliser un jour sur toute l’étendue du territoire national. Déjà, les syndicats du G20 annoncent le boycott de la rentrée des classes prévue aujourd’hui à cause de la non-effectivité de l’application des accords du… 17 février 2014. Une parole gouvernementale donnée qui n’est jamais tenue. Ces enseignants ne veulent pas non plus du ministre Cheikh Kanté devant assurer le monitoring des négociations ».

Et de conclure : « D’autres problèmes émergent avec des écoles inondées, l’absence de matériels didactiques en plus de l’état de délabrement de certains établissements comme à Saint-Louis où il est sérieusement question de ventiler les potaches de certaines écoles menaçant ruines. Des maux qui sont bien sénégalais et que l’on peine à soigner depuis des décennies. Pour le Ubi Tey, Jàng Tey, donc, il faudra repasser. Pour cause, l’État a d’autres priorités que notre École. Un sort de délaissement et d’abandon que le monde scolaire partage avec le secteur de la santé, plus malade que les patients que reçoivent nos structures sanitaires. Ainsi va le Sénégal. Pas de doute, l’émergence est à portée de main ».

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