Mondial : l’Argentine élimine la France et retrouve l’Espagne en finale

L’Argentine défiera l’Espagne en finale de la Coupe du monde de basket-ball masculin. Les Argentins ont battu (80- 66) la France en demi-finales, ce vendredi, à Pékin. Les Bleus affronteront l’Australie, dimanche, lors du match pour la 3e place.

Une défense argentine à la fois agressive et maligne
Les Français ont joué à l’envers, notamment Evan Fournier, dont le sens des responsabilités s’est transformé en individualisme à cause de son manque de réussite. « Ils ont réussi à nous sortir du match », a regretté Rudy Gobert, qui sortait de sa meilleure partie en Bleu face aux Américains mais qui n’a pas existé cette fois (3 points, seulement 3 tirs tentés, 11 rebonds), incapable de trouver de nouveaux repères face à une défense à la fois agressive sur l’extérieur et maligne par son occupation des espaces.

Les Argentins, dont aucun ne joue en NBA, ont « mérité » cent fois, pour reprendre le mot de Gobert, de revenir tenter leur chance en finale dix-sept ans après en avoir perdu une autre, un crève-coeur, face à la Serbie-Monténégro (84-77 a.p.). Ils ont fait ce qu’ils savent faire, jusqu’à l’excellence, à l’image de ses 19 points inscrits sur des balles perdues tricolores qui illustrent si bien leur capacité à contre-attaquer efficacement. C’est grâce à cela qu’ils défieront l’Espagne, qui avait sorti auparavant l’Australie dans un match bien plus accroché (95-88 a.2 p.), dimanche (14h00, 12h GMT).

« Une médaille de bronze, même si on l’a déjà eue, c’est unique » (Rudy Gobert)

Mais Scola (28 points, 13 rebonds) et les siens, quels que soient leurs mérites, ont aussi bénéficié de multiples erreurs que les Français risquent d’avoir du mal à digérer car elles ne viennent que d’eux. De leur fatigue, très clairement, et les trop nombreux déplacements entre les matches en sont l’explication. Mais aussi de leur manque de discernement dans l’approche de ce duel, alors qu’ils avaient l’exemple de 2014 en tête, quand ils avaient aussi perdu en demi-finales (85-90), face à la Serbie, après un exploit en quarts face à l’hôte espagnol (65-52).

En ratant quatre lancers francs sur six entre les 34e et 36e minutes, par Gobert, M’Baye et Ntilikina, les Bleus ont manqué l’occasion de revenir à -4 et de rendre le hold-up possible. Ils auraient aussi pu revenir à -6 à la 36e, à 57-65, mais les arbitres ont annulé la claquette d’un Nicolas Batum transparent le reste du temps à cause d’un flopping de Luis Scola.

C’est regrettable, mais cela va dans le sens d’un match qui ne voulait pas des Bleus. Il serait dommage qu’il en soit de même dimanche lors de la revanche face à l’Australie, qui les avait battus au deuxième tour (98-100). Car comme le dit Rudy Gobert, « une médaille de bronze, même si on l’a déjà eue, c’est unique. »

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