L’Etat bloque les comptes bancaires de Me Madické Niang

Me Madické Niang est dans le collimateur du fisc. Ses comptes bancaires ont été bloqués, depuis le début de la semaine, par l’Etat qui lui réclame plusieurs millions de francs Cfa.

Les choses s’annoncent compliquées pour l’avocat politicien, Me Madické Niang. Le concepteur de «Todj na radiakh» lors de la Présidentielle du 24 février 2019, est dans une mauvaise passe. Des sources proches de la Direction générale des impôts et domaines renseignent que ses comptes bancaires sont bloqués depuis le début de la semaine par l’Etat. Une mesure prise par les autorités pour des raisons fiscales liées à ses activités professionnelles et ses biens immobiliers. Les mêmes interlocuteurs informent que le montant s’élève à plusieurs millions de francs Cfa.

Me Madické Niang qui a été informé de la mesure tente de régler le contentieux avec les autorités. En vain.

L’Etat garderait-il une dent contre le chef de file de la coalition Madické 2019 ? Surtout qu’il s’est allié avec les opposants purs et durs du Président Macky Sall, à savoir Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Mieux, son domicile étant devenu le Quartier général de l’aile dure de l’opposition, d’où sont tirés les «missiles» contre le pouvoir en place par la coalition Issa Sall, Idrissa Seck, Madické Niang et Ousmane Sonko. Une plateforme qui leur permet de faire des tirs groupés contre le Président Sall. D’ailleurs, l’avocat qui est contre la mesure de suppression du poste de Premier ministre, déclarait : «Nous avons condamné la manière avec laquelle cette réforme a été menée sans aucune forme de concertation, sans que le peuple n’ait eu à connaitre cette réforme. La campagne était le meilleur moment pour le Président Macky Sall de vendre son projet de société. Dans cela, cette réforme aurait dû figurer en bonne place.» C’est le 25 avril dernier que la coalition regroupant les quatre, s’était réunie à son domicile, avant de publier un communiqué pour marquer leur désaccord sur la suppression du poste de Premier ministre.

Dans leur communiqué, ils soutiennent qu’une Constitution modifiée par référendum seulement en 2016, l’initiative de supprimer le poste de Premier ministre exige une nouvelle consultation du Peuple souverain, d’autant plus que ce projet n’a été mentionné dans aucun des programmes proposés aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Par conséquent, ils condamnent la démarche entreprise pour modifier à nouveau la Constitution, sans concertation préalable et par voie parlementaire.

Nos tentatives pour joindre Me Madické Niang sont restées vaines durant toute la soirée d’hier.

Mamadou Seck

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